Quatorze membres du Cercle de la Mer ont parcouru les salons du musée Jacquemart‑André dès l’ouverture à 9h00 – et donc opportunément déserts – accompagnés d’une guide italienne absolument passionnante.
L’exposition d’une trentaine d’œuvres du peintre a présenté la singularité de Georges de La Tour, dont l’usage du clair‑obscur s’inscrit dans le sillage du Caravage, tout en s’en démarquant par une sobriété des compositions.
Le groupe s’est arrêté devant des œuvres majeures comme La Femme à la puce et Le Nouveau‑Né, qui illustrent la manière dont l’artiste a transformé la lumière en un véritable sujet pictural. Dans d’autres tableaux, La Tour a élevé des scènes ordinaires ou marginales – représentant des musiciens, des vieillards ou des figures populaires – à une dimension confinant au sacré.
Le groupe a été subjugué par la magnificence des œuvres et la cohérence du parcours, dans une atmosphère des plus propice à une observation attentive.